Par Keith Seume

La GTV était vendue comme la « Muscle Beetle », avec l'accent mis sur les performances, bien que les modifications de moteur fussent peu nombreuses.

En 1966
En 1966, Joe Vittone lance donc son «bébé» : la GTV. Ces initiales, qui signifient «Grand Touring Volkswagen», rappellent son intention de produire une gamme d'autos présentant des performances et une tenue de route dignes des voitures de sport européennes. La série GTV est initialement constituée de quatre modèles, la Mk I, la Mk II, la Mk III et la Mk IV, tous construits sur la base d'une Cox berline ou d'un coupé Karmann Ghia. Le but est de transformer des VW toutes neuves et de les vendre ensuite comme n'importe quel véhicule de série, plutôt que de partir de véhicules d'occasion ou encore sur demande des clients. Vittone sent bien que les voitures ne se vendront que si elles sont disponibles immédiatement, le client étant tenté d'aller voir ailleurs si le temps d'attente pour la livraison est trop long.



Pour ceux qui voulaient quelque chose de plus spacieux, un Fastback GTV pouvait être la solution. Et pourquoi pas un variant GTV ?

Le Karmann Ghia GTV fait vraiment très envie, son look de voiture de sport s'accordant très bien au traitement GTV.


La GTV Mk I est une 1300 de base à laquelle on a ajouté une longue série d'accessoires, dont une barre antiroulis avant, une bride de débattement des roues arrière, un levier de vitesse E-Z-R, un échappement sport ainsi qu'un set de jantes Empi Sprint Star, alias Ritter/Lemmertz en Europe. Le célèbre emblème GTV sur la joue d'aile avant et sur le tableau de bord complète un kit qui vaut alors 437,20 dollars. La Mk II reprend toutes les caractéristiques de la Mk I, avec quelques accessoires en plus, incluant une tablette arrière équipée de haut-parleurs, une serrure de capot moteur et deux feux de recul. Le prix de la conversion est de 566,85 dollars. La Mk III ajoute une instrumentation additionnelle, divers accessoires, un jeu de pare-chocs renforcés Speedwell ou Boge (selon les années).

Ce Kit déco EMPI fut monté sur la plupart des GTV et était particulièrement séduisant. La majorité des clients ont choisi les versions les moins chères, celles avec les jantes Sprint Star.


Mais surtout, à la place des Sprint Star, on trouve dorénavant un set de jantes BRM en magnésium. Notez qu'à l'apparition des Cox quatre trous en 1968, les BRM sont remplacées par des Spyder Mag GT, ou des EMPI huit branches. Le prix est maintenant de 755,05 dollars. Le haut de gamme Mk IV regroupe tout cela mais mérite plus son label Sport par l'adjonction d'un carburateur Zenith 32 NDIX, d'un allumeur Bosch 010, d'un servo frein et d'une paire de sièges couchettes.

Le pack GTV Mk IV demande d'ajouter 1238,75 dollars au prix d'une Coccinelle neuve. Quant aux Karmann Ghia, les coûts de leurs conversions sont sensiblement différents du fait que de nombreux accessoires sont spécifiques au coupé. Plus tard, un Fastback et un variant GTV apparaissent dans les publicités, bien que ces modèles sont loin d'égaler la Cox en matière de popularité.

 

Toutes ces infos sur l'histoire des EMPI GTV sont tirées de Super VW Magazine .