LE MONTAGE

Pour installer ce dernier kit, il est bien entendu nécessaire de démonter entièrement le moteur. Si le montage du vilebrequin ne pose pas de problèmes, en revanche il faut légèrement retravailler les bielles afin qu'elles ne touchent pas l'arbre à cames. Les pistons et les cylindres d'origine peuvent être conservés bien que le constructeur préconise leur remplacement s'ils ont plus de 15 000 kilomètres. Là encore il faut effectuer une petite modification en diminuant légèrement le bas de la jupe des quatre pistons qui risquent de toucher la bielle opposée au point mort bas.

Les moteurs 1200 kités Okrasa sont alimentés par deux carburateurs Solex 32 PBIC, montés sur des pipes d'admission spéciales. Ils sont reliés par un tube qui équilibre la dépression et sont fournis avec la tringlerie et les filtres à air Knecht.

Une fois les cales installées sous les cylindres et ceux-ci remis en place, on change les quatre goujons. Il est alors temps de poser les deux superbes culasses, frappées du sigle Okrasa dans la fonderie, derrière la rampe de culbuteurs. Elles sont montées avec des soupapes de 33mm (au lieu de 31mm) à l'admission, le kit 1300 recevant lui, des 34,5mm.
Bien que le client puisse assembler lui-même ce kit, il est également possible de le faire poser directement chez Oettinger.

Après avoir installé ce moteur dans sa Coccinelle ou sa Karmann Ghia, que pouvait espérer le client? Au minimum un surcroît de performance important. Une 1200 de série dont la vitesse de pointe atteignait péniblement 110 km/h gagnait environ 20 km/h en pointe et passait de 0 à 100 en 18,5 secondes au lieu de 30 secondes!
Développant pas loin de 50 chevaux à 4 200 trs/mn (33 chevaux pour le 1200), le 1300 acceptait sans rechigner un bon 5 200 trs/mn, tandis que le couple maxi était atteint vers 2 200 trs/mn.

Aujourd'hui, utiliser une VW équipée d'un tel moteur ne pose aucun problème. Il est possible de cruiser à 110 tout en ayant une bonne réserve de puissance sous le pied et en ne consommant pratiquement pas plus que d'origine. Le seul problème est le départ à froid, mais, si on pompe plusieurs fois avant de démarrer, ça va. A chaud, il suffit d'enfoncer la pédale à moitié et le moteur part au quart de tour.

Une belle restauration propulsée par un moteur kité Okrasa, c'est quand même la classe !

Ces pages sur Okrasa sont tirées du Super VW magazine