L'histoire du type 2 se révèle assez complexe, Volkswagen ayant pris un malin plaisir à multiplier les versions différentes.Les premiers "Bulli" (surnom allemand du type 2 en raison de sa ressemblance avec un bouledogue) sortent des chaînes de montage en 1950. Mais il faut revenir 4 ans en arrière pour trouver les premiers embryons d'un utilitaire sur base VW.


 

 

C'est dans le carnet d'adresses de Ben Pon qu'a été retrouvée la première ébauche de ce qui deviendra l'utilitaire le plus répendu dans le monde.

Le major Hirst, qui a pris en main les destinées de l'usine Wolfsburg en 1945, fait "confectionner" vingt plate-formes utilisant la mécanique, les trains et le châssis du Kübelwagen.

En 1946, Ben Pon, un entrepreneur hollandais, en réclame une centaine, mais les dirigeants refusent de lancer la fabrication en série d'un nouveau modèle.

En 1947, Ben Pon retourne à Wolfsburg avec dans ses bagages l'ébauche d'un utilitaire d'un genre nouveau: le moteur est à l'arrière, le poste de conduite est en porte à faux avant, la charge maximale atteint 750 kg.

 


Le premier prototype est construit en 1948. Mais après quelques centaines de kilomètres à pleine charge, les châssis-poutres de Kübelwagen cèdent.

Le bureau d'études réalise alors une structure monocoque à châssis tubulaire intégré beaucoup plus résistante. Les essais sur route donneront désormais toute satisfaction.

Techniquement, il y a beaucoup de similitudes entre la Cox et le nouvel utilitaire. Le 1131 cc de 25 chevaux entraine le Type 2 à 85 km/h.

Esthétiquement, le bureau d'études travaille sur deux carrosseries: la première est entièrement tôlée, alors que la seconde comporte six glaces latérales.

Dans les deux cas, deux portes latérales permettent l'accès à un volume utilitaire de 4,6 m3; la roue de secours et le réservoir d'essence prennent place dans le compartiment moteur dont la grande porte est surnommée "barn-door" (porte de grange) par les américains; le cric et les outils de bord se rangent sous la banquette avant.

Le premier projet d'utilitaire pour réduire les coûts de fabrication au maximum, ne comportait aucun élément de tôlerie embouti. Malheureusement cette carrosserie accouplée à un châssis de Kübelwagen n'offrait pas la rigidité suffisante pour transporter 750 Kg de charge utile.

Une vue du plus vieux prototype connu. Le modèle est presque définitif. Sur le barn-door: éclairage de plaque et feu stop réunis en un seul boitier, poignée identique à celle de la Split. A l'intérieur des portes latérales, le motif de caisse n'apparaît pas en négatif, il est soudé à même la carrosserie.

 

Ces dessins nous montrent bien les 3 stades des prototypes de 1949. Entre le premier et le deuxième, les différences se situent uniquement sur la porte de compartiment moteur. Apparaissent ainsi des renforts latéraux plus larges et plus ajourés; Alors que le logement de plaque minéralogique est d'abord découpé dans la porte puis plié vers l'intérieur et entouré d'une pièce formée et soudée, il est ensuite constitué d'un simple embouti fixé par le même procédé. Du deuxième au troisième stade d'évolution, on note que le filtre à air de type champignon est remplacé par le filtre cylindrique horizontal monté dès juillet 1949. Les feux rouges sont placés plus haut, le remplissage du réservoir ne se fait plus désormais par l'extérieur alors que le logement de la plaque d'immatriculation est carrément embouti à même la porte de compartiment moteur.

 

Toutes ces infos sur le Type 2 sont tirées du numéro 34, du numéro 51 et du numéro 52 de Super VW Magazine . Ces numéros sont encore disponibles à la boutique.